Ce témoignage est celui d’une famille réelle accompagnée par VITA CARE. Certains prénoms ont été modifiés pour respecter leur intimité.
Quand Maman a eu son AVC en décembre dernier, nous avons eu très peur.
Elle avait 74 ans. Elle vivait seule dans sa maison à Bè depuis que Papa nous avait quittés. Le médecin nous a dit qu’elle pouvait rentrer chez elle, mais qu’elle aurait besoin d’un suivi quotidien : soins infirmiers, aide à la toilette, kinésithérapie, surveillance de sa tension.
Nous sommes quatre enfants. Deux vivent à Lomé, les deux autres à l’extérieur du pays. Nous travaillons tous. Aucun d’entre nous n’avait les compétences ni le temps pour assurer ce suivi médical seul.
« L’hôpital ou la maison ? »
La première question qui s’est posée, c’était celle-là. Garder Maman en structure médicalisée ou la ramener chez elle ?
Maman ne voulait pas partir. Elle nous l’a dit clairement depuis son lit d’hôpital, avec ce regard qu’on ne lui avait jamais vu : « Je veux mourir dans ma maison, pas dans un couloir. »
Nous avons cherché une solution. C’est notre cousin, médecin à Tokoin, qui nous a parlé de VITA CARE.
« Dès la première visite, quelque chose a changé »
Une coordinatrice est venue à la maison avant même le retour de Maman. Elle a évalué le domicile, posé des questions précises sur l’état de santé, les habitudes, les traitements en cours. Elle a expliqué ce qui allait se passer, jour après jour.
Ce niveau de rigueur nous a rassurés. Ce n’était plus flou.
À partir du retour de Maman, une infirmière venait chaque matin. Une auxiliaire de vie passait en fin d’après-midi. Un kinésithérapeute trois fois par semaine. Tout était coordonné. Nous recevions un compte rendu régulier.
« Maman a retrouvé le sourire »
Quatre mois plus tard, Maman marche dans sa cour avec une canne. Elle prend ses médicaments seule. Elle reçoit ses voisines le vendredi. Elle est chez elle.
« Ce qui m’a le plus touché, » nous confie son fils aîné Kodjo, « c’est que les soignants la traitaient avec respect. Ils s’adressaient à elle, pas à nous. Ils lui demandaient son avis. Pour une femme fière comme Maman, ça comptait énormément. »
Chaque famille a une histoire différente. Mais le droit de vieillir dans la dignité, chez soi, est universel.
VITA CARE – Aide à Demeure 228 existe pour que ce droit devienne une réalité, au Togo.
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